Couteaux capucins

Le capucin est un couteau traditionnel des Pyrénées. C’est un couteau de poche de paysan simple, utilitaire et léger. Il est composé d’une lame en acier au carbone,  d’un manche monobloc en corne avec une fente pour loger la lame fermée et de deux clous, l’un servant d’axe de lame l’autre de butée.

Le couteau capucin traditionnel de berger des Pyrénées est décliné en quatre versions avec lame en acier carbone ou inox. Les prix varient de 60 à 167,50€

 Couteau capucin berger acier 12c27 et xc75 Couteau capucin patriarche acier rwl34 et xc75 Couteau capucin plantaurel acier 12c27 Couteau capucin eustache acier rwl34 et xc75

  Capucin Berger lame de 10cm acier 12c27 ou xc75

Tarifs : de 92,50 à 130,00€

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Capucin Patriarche lame de 10cm acier xc75 ou rwl34

Tarifs : de 100,0 à 165,00€

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Capucin Plantaurel lame de 10cm acier inox 12c27

Tarifs : de 87,50 à 112,50€

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 Capucin Eustache lame de 10cm acier xc75 ou rwl34

Tarifs : de 105,00 à 170,0€

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Un couteau capucin, qu'es aquo ?

Le couteau capucin est le couteau de poche traditionnel de berger des Pyrénées. Un manche monobloc principalement en pointe de corne de bovin dans lequel est réalisée une fente afin de loger la lame en position fermée. Il est parfois réalisé en bois de pays, le buis étant le plus souvent utilisé car très solide et présent sur tout le massif pyrénéen.  En sa terminaison, un évidement permet de saisir la lame pour l'ouverture (la lame du couteau capucin n'a pas d'onglet). Cette particularité dans la terminaison de manche fait penser à un capuchon de moine, d'où l'expression : couteau à la capucine. La lame est maintenue dans le manche à l'aide d'un rivet qui est serti à ses deux extrémités sur des rosettes bombées creuses afin de permettre un sertissage sans éclater le manche. Ce rivet fait office d'axe de rotation de la lame. Un second axe traversant le manche fait office de butée de lame en position ouverte.

Il est très repandu en Ariège dans les campagnes, c'est le couteau de poche du paysan. Un couteau régional simple, léger en poche, il est utilisé au quotidien pour les travaux de la ferme ou des champs (saigner les volailles, couper les ficelles, tailler un morceau de bois, trancher le pain, le jambon, la cueillette de champignons …). Son montage traditionnel à deux clous est le plus simple et le plus ancien des mécanismes. Sa lame forgée en acier traditionnel au carbone est redoutable, juste un petit coup de pierre à faux de temps en temps, les bergers avaient l'habitude. En saison des foins, à midi le fermier mange sur le pouce avec son seul outil : son couteau de poche capucin.

La coutellerie artisanale Tisseyre est spécialisée dans la fabrication du couteau capucin de berger des Pyrénées. Plusieurs modèles sont réalisés par le coutelier, un authentique souvenir ariégeois.

L'histoire du couteau capucin :

Son histoire remonte au XVIII° siècle, ce modèle est cité dans l'ouvrage « L'art du coutelier en ouvrage commun ».  Ecrit en 1772 par Fougeroux de Bondaroy, sont décrits les premiers couteaux pliants, des capucins à deux clous. Autrefois, dans les Pyrénées Ariègeoises, les bergers et paysans se procuraient des lames sur les marchés des villages. Des marchands ambulants vendaient des couteaux montés mais aussi des lames en acier au carbone de vieux stocks inutilisés. Principalement en forme de feuille de sauge avec un trou d'articulation et un talon servant de butée. Les paysans se confectionnaient le manche principalement en corne de vache, de bélier, mais aussi en buis, bois de pays très dur. Le manche en bélier était réalisé à partir d'une plaque qui était chauffée puis redressée. Ensuite la corne était repliée et soudée à chaud sur le dos, une fente réalisée à la scie permettant de loger la lame. Souvent, sa terminaison en forme de capuchon de moine était renforcée par un rivet maté. Dans la vallée de l'Hers, quelques manufactures de peignes en corne confectionnaient occasionnellement quelques manches en pointe de cornes de vaches pour la fabrication du couteau capucin de corne blonde.

Avant la dernière guerre, le couteau capucin se retrouvait sur toute la chaine des Pyrénées sous la forme du couteau de berger mais aussi en Roussillon (ex. « le Montpellier » avec un manche droit et une lame tronquée).  Les régions voisines avaient elles aussi des formes particulières en fonction de l'activité agricole, paysanne ou ouvrière. On trouvait aussi des couteaux piémontais, une variante du capucin. Bon nombre de couteaux étaient fabriqués par des manufactures de Saint-Etienne et Thiers, la capitale du couteau. Les marques le plus répandues étaient : G Issard garanti, Rossignol, Cognet, Vauzy, Tary-Lavigne, Cazaux, Colas (médaille d'argent). Dans la région, on trouvait plus particulièrement les marques : Besset 31 sur Saint Gaudens, Grat sur Foix (Ariège) et Amiel sur Pamiers. Aujourd'hui, en Ariège, dans le village de La Bastide sur l'Hers, le coutelier d'art Jean-Paul Tisseyre propose plusieurs modèles du capucin.

 

Les différentes pièces d'un couteau capucin

couteau capucin éclaté

Mécanisme à deux clous

Le montage traditionnel des capucins à deux clous est le plus vieux et simple des mécanismes, le plus ancien couteau pliant que l'homme a réalisé. Les américains l'appellent « The primitive knife ». Il est composé de 6 pièces : la lame, le manche un axe de rotation un axe d'arrêt et deux rosettes. Mes couteaux capucin avec mécanisme à ressort maintien de lame ont le ressort en plus. Le premier clou sert d'axe de rotation et de serrage de la lame. Des rosettes spécifiques creuses en laiton évitent l'éclatement de la matière du manche en corne ou bois de pays au sertissage de l'axe. Le second clou sert de butée en position lame ouverte. Il arrive souvent qu'avec le temps, l'usure de la lame prenne un peu de jeu latéral, pas de panique, un léger coup de marteau sur le rivet pour régler la friction et le couteau retrouve toute son efficacité.
Le montage à deux clous nécessite un éventuel ré-ajustage. J'ai donc  travaillé sur la sécurité de ces couteaux et inventé deux systèmes brevetés :

  • le premier est un mécanisme à cran d'arrêt totalement intégré dans le talon de la lame, il est proposé exclusivement pour les couteaux capucins custom.
  • le second, un système à ressort maintien de lame qui sécurise le couteau en position lame ouverte et fermée. Ce système est proposé en option sur chacun des couteaux de poche.

Plusieurs modèles de capucin ou couteau à deux clous sont proposés par la coutellerie Jean-Paul Tisseyre.

Les différentes matières pour les manches

Le manche des couteaux capucins est monobloc donc pas de pièce métallique dans le manche pour donner plus de rigidité au couteau. C'est donc très important de choisir des matériaux suffisemment solides et dur pour garantir sa duré dans le temps et sa résistance à l'usure. La pointe de corne est à mon avis le matériau de prédilection pour ce type de couteau. La pointe n'est pas chauffée ni redressée elle sera ainsi plus stable, les fibres très serrées de la corne sont toujours dans le sens du manche contrairement au bois ou il peut y avoir le fil en contre-sens, donc plus fragile.

Essentiellement vendu dans les Pyrénées, ce couteau traditionnel des bergers et paysans est réalisé avec :

  • la corne des élevages locaux : corne blonde, corne noire, corne jaspée blonde et brune, corne marbrée (corne de bélier, bœuf, buffle, zébu, bouc). Un couteau capucin plein manche utilitaire est parfait avec un manche en pointe de corne, matière noble, fibreuse, dense et solide, qui ne craint pas l'eau, même tiède.
  • les bois de pays : buis (bois très dur jaune brillant), noyer et ronce de noyer (légèrement moins dense que le chêne, mais au grain fin et serré, le noyer se sculpte très bien), genévrier (ou bois de cade, arbuste au bois clair et odorant), olivier (bois dur de couleur chamois). Le bois est plus chaleureux au toucher, se patine à l'usage, mais est légèrement plus fragile ; il peut être stabilisé par imprégnation de résine, procédé qui le rend plus stable et solide.

 

Différentes étapes de la fabrication du manche

manche corne couteau capucin

 mecanisme-blocage-tisseyre-02 

Mécanisme à ressort maintien de lame breveté en option :

Une innovation sur les couteaux capucins traditionnels inventée par le coutelier Jean-Paul Tisseyre. Un ressort plat inseré dans le talon de la lame maintien celle-ci aux deux positions extrêmes : ouverte et fermée. Ce système est étudié afin de sécuriser le couteau fermé dans votre poche. Il évite une ouverture intempestive et dangereuse de la lame. Le système n'est pas assimilé à un cran de blocage lame ouverte mais plus à un maintien en position. Le mécanisme est proposé en option sur le couteau de poche artisanal Plantaurel et Berger.

 

Mes couteaux capucins :

Couteaux Tisseyre est spécialisé dans la fabrication de couteaux capucins traditionnels. Ci-dessous, le descriptif des différents modèles ainsi que leur utilisation principale :

couteau capucin Montségur

Le couteau capucin Montségur

Le couteau Montségur France est le couteau capucin régional, il est décliné en trois versions, le Rustique avec lame acier traditionnel au carbone ou inox 12c27. Longueur de lame 87mm, épaisseur 2,5mm, manche de 105mm, épaisseur 15mm, poids environ 40gr.

C'est le couteau de poche par excellence, très léger, facile à utiliser. Couteau idéal pour le casse-croûte, promenade, rando...

Tarifs : de 60 à 87,50€

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Le couteau capucin Berger

Le modèle Berger est le couteau capucin traditionnel des bergers des Pyrénées Ariégeoises. Ce couteau typique et emblématique des Pyrénées est proposé avec lame acier traditionnel au carbone ou inox 12c27. Longueur de lame 100 mm, épaisseur 3 mm, manche de 120 mm, épaisseur 15 mm, poids environ 60gr. Mécanisme à ressort maintien de lame en option (système breveté).

C'est l'outil indispensable du berger, sa lame en forme de feuille de sauge est solide et polyvallente. Léger  en poche, couteau idéal pour le jardin, en nature, couper une ficelle, un morceau de bois , le déjeuner...

Tarifs : de 92,50 à 130,00€

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couteau capucin berger
couteau capucin Plantaurel

Le couteau capucin Plantaurel

Le modèle Plantaurel est une création de Couteaux Tisseyre. Un couteau capucin dans la tradition des couteaux des Pyrénées Ariégeoises. Sa silhouette rappelle la chaine du Plantaurel en piedmont des Pyrénées. Proposé avec lame en acier inox 12c27. Longueur de lame 100mm, épaisseur 3mm, manche de 130mm, épaisseur 15mm, poids environ 60gr. Mécanisme à ressort maintien de lame en option (système breveté).

C'est un couteau de poche très élégant, stylé. Couteau idéal pour le repas à table...

Tarifs : de 87,50 à 125,00€

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Le couteau capucin Patriarche

Le modèle Patriarche est une création de Couteaux Tisseyre. Un couteau capucin fabriqué dans la tradition des couteaux de bergers. Ce couteau imposant, atypique est proposé avec lame acier traditionnel au carbone ou inox rwl34. Longueur de lame 100mm, épaisseur 3mm, manche de 125mm, épaisseur 15mm, poids environ 65gr.

L'idée du chef de famille, assis en bout de table tranchant avec son fidèle couteau la miche de pain de campagne. Couteau idéal pour le jardin, en nature, couper une ficelle, un morceau de bois , le déjeuner...

Tarifs : de 100,00 à 165,00€

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couteau capucin Patriarche
 couteau capucin Patriarche 

Le couteau capucin Eustache

Le modèle Eustache est une création de Couteaux Tisseyre. Un couteau capucin fabriqué dans la tradition des couteaux de bergers. Ce couteau original, atypique est proposé avec lame acier traditionnel au carbone ou inox rwl34. Longueur de lame 100mm, épaisseur 3mm, manche de 130mm, épaisseur 15mm, poids environ 60gr.

L'interprétation du célèbre couteau Eustache Dubois. Couteau idéal pour le repas, le casse-croûte ou la collection...

Tarifs : de 105,00 à 170,00€

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Mes couteaux capucins traditionnels faits main lame damas : Tarifs : de 390 à 600,00€

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Jean-Paul Tisseyre fabrique dans son atelier de coutellerie des couteaux capucins faits main avec lames en acier damas carbone ou inox, des pièces uniques estampillées sur la lame du poinçon Tjp. Ces couteaux traditionnels sont proposés à la vente sur le site, il est possible de faire réaliser votre couteau capucin lame damas sur commande, vous pourrez ainsi choisir les matériaux qui le composeront, attention, un délai de plusieurs mois sera nécessaire à sa réalisation. Le couteau capucin prestige lame damas est bien plus onéreux qu'un capucin de série car tout est réalisé manuellemant par le coutelier Meilleur Ouvrier de France, avec un travail de haute qualité et une finition que vous saurez apprécier.

couteau capucin montségur lame damas

Couteau capucin Montségur lame damas

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couteau capucin berger lame damas

Couteau capucin Berger lame damas

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couteau capucin plantaurel lame damas

Couteau capucin Plantaurel damas

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Entretien

  • Manche en corne : le manche est réalisé en pointe de corne de vache, taurreau ou zébu, chaque couteau sera différent et unique, si la corne perd son aspect brillant, huiler le manche pour le nourrir. Il peut arriver qu'avec le temps, en séchant, un ré-ajustage du sertissage du rivet soit nécessaire.
  • Manche en bois : Le manche monobloc en bois est un matériau naturel et vivant, afin de préserver la souplesse du bois, huiler le manche de temps en temps pour le nourrir avec de l'huile de pépin de raisin ou de l'huile de lin diluée avec 1/3 d'essence de térébenthine. Il peut arriver qu'avec le temps, en séchant, un ré-ajustage du sertissage du rivet soit nécessaire.
  • Lame en acier inox : la lame en acier inoxydable 12c27 avec trempe cryogénique ne nécessite pas d'entretien particulier, il est toutefois conseillé de ne pas passer sous l'eau, un couteau pliant s'essuie avant de le ranger.
  • Lame en acier carbone : la lame en acier traditionnel au carbone xc75, excellente qualité de coupe, facile à affûter, idéal pour un usage quotidien, se grisant au fil du temps nécessite d'essuyer la lame après chaque utilisation, évitez de la passer sous l'eau, huiler éventuellement surtout si le couteau ne doit pas être utilisé d'un moment.
  • Sécurité : Mécanisme à ressort maintien de lame breveté, une innovation sur les couteaux capucins traditionnels, un ressort plat inséré dans le talon de la lame maintien celle-ci aux deux positions extrêmes ouverte et fermée. Ce système est étudié afin de sécuriser le couteau fermé dans votre poche, il évite une ouverture intempestive et dangereuse de la lame.
  • Affûtage : il est préférable d'affûter régulièrement son couteau, même s'il coupe encore, un passage rapide sur une pierre naturelle redonnera à votre couteau un tranchant optimal.

Comment resserrer la lame d'un couteau capucin, voici les explications et tutoriel :

sertissage-couteau

Resserrage de la lame d'un couteau capucin :

Vidéo explicative de la procédure du sertissage du couteau

Il peut arriver que la lame prenne du jeu, pas d'inquiétude, la corne ou le bois sont des matériaux vivants, le manche peut de sécher et se rétracter légèrement, un resserage s'impose. C'est très simple, vous avez certainement tout ce qu'il faut pour le faire .Il suffit alors de marteler les deux extrémités de l'axe de rotation de la lame jusqu'à obtenir la résistance souhaitée. Pour cela, poser le couteau sur une masse métallique (enclume, étau...) et donner de légers coups de marteau sur l'axe. Contrôler le serrage et si besoin renouveler l'opération de l'autre côté.

 

Le seul couteau pliant de poche autorisé à porter aussi bien à la ville qu’à la campagne

Pourquoi encore aujourd'hui ce vieux couteau capucin est toujours là et de plus en plus repandu ! L’on pourrait penser que, comme un couteau à deux clous est simple à fabriquer par les fabricants de couteaux, il est peu onéreux. C’est vrai, mais avec la concurrence mondiale dans ce secteur d’activité, les couteaux d’importation même plus techniques sont bien moins chers. Autre hypothèse, il y a davantage de berger et paysans : hélas, non, les exploitations agricoles dans les Pyrénées  ne sont pas très nombreuses.

Mais alors ! Quel intérêt pour notre capucin ? C’est un couteau sans blocage de lame, donc considéré par les tribunaux comme un outil et non une arme blanche. Vous pouvez  le porter à la poche sans crainte (sauf cas particuliers, stade, cinéma, aéroport…). La législation sur le port du couteau est un peu floue à ce sujet mais les jugements des tribunaux font jurisprudence.