Couteaux capucins

Le couteau capucin est le couteau de poche traditionnel de berger des Pyrénées. Un manche monobloc principalement en pointe de corne de bélier ou bœuf dans lequel est réalisée une fente afin de loger la lame fermée. En sa terminaison, un évidement permet de saisir la lame pour l'ouverture (la lame du couteau capucin n'a pas d'onglet). Cette particularité dans la terminaison de manche fait penser à un capuchon de moine, d'où l'expression : couteau à la capucine.

Il est très rependu en Ariège dans les campagnes, c'est le couteau de poche du paysan. Un couteau régional simple, léger en poche, il est utilisé au quotidien pour les travaux de la ferme ou des champs (saigner les volailles, couper les ficelles, tailler un morceau de bois, trancher le pain, le jambon, la cueillette de champignons …). Son montage traditionnel à deux clous est le plus simple et le plus ancien des mécanismes. Sa lame forgée en acier traditionnel au carbone est redoutable, juste un petit coup de pierre à faux de temps en temps, les bergers avaient l'habitude. En saison des foins, à midi le fermier mange sur le pouce avec son seul outil : son couteau de poche capucin.

La coutellerie artisanale Tisseyre est spécialisée dans la fabrication du couteau capucin de berger des Pyrénées. Plusieurs modèles sont réalisés par le coutelier, un authentique souvenir ariégeois :

Gamme couteau de poche capucin série Berger acier carbone

Gamme couteau de poche capucin série Berger acier carbone

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Gamme couteau de poche capucin série Plantaurel acier 12c27

Gamme couteau de poche capucin série Plantaurel acier 12c27

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Gamme couteau de poche capucin série Berger acier 12c27

Gamme couteau de poche capucin série Berger acier 12c27

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Le couteau régional cathare Montségur France

Fabriqué dans la tradition des couteaux régionaux des Pyrénées ariégeoises, la coutellerie Tisseyre a crée la  marque "Montségur France" : c'est un petit couteau de poche capucin à deux clous, sa lame est en acier carbone ou inox trempée et finement émouturée ce qui lui assure une coupe parfaite. Son manche monobloc, agréable au toucher est réalisé dans les meilleurs bois du pays ou en pointe de corne. Le couteau de poche "Montségur France" allie légèreté et simplicité, pour un usage quotidien.

Le Montségur Rustique, le couteau de poche artisanal par excellence. Un couteau capucin traditionnel des Pyrénées Ariégeoises, lame en acier inox 12c27 avec trempe cryogénique ne nécessitant pas d'entretien particulier ou acier traditionnel au carbone xc75.

Couteau de poche régional Montségur rustique buis acier 12c27

Couteau de poche régional Montségur rustique buis acier 12c27 - 57,50 €

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Couteau de poche régional Montségur ronce de noyer acier 12c27

Couteau de poche régional Montségur ronce de noyer acier 12c27 - 75,00 €

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Couteau de poche traditionnel Montségur corne noire acier carbone

Couteau de poche traditionnel Montségur corne noire acier carbone - 70,00 €

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*Couteau de poche traditionnel Montségur corne blonde acier carbone

Couteau de poche traditionnel Montségur corne blonde acier carbone - 70,00 €

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Le Montségur Profil, le couteau souvenir, le cadeau utile. En silhouette de sa lame, se profile le célèbre château cathare de Montségur et les Pyrénées ariégeoises : un air de liberté ! Le manche est en bois de pays ou corne, matière qui a fait la réputation de la vallée de l'Hers pour son industrie du peigne en corne. Il y a quelques années, l'usine de peigne en corne de La Bastide sur l'Hers, village du Coutelier Jean-Paul Tisseyre, a fermé ses portes, et Couteaux Tisseyre a acheté la totalité du stock de cornes de zébu pour la réalisation de futurs manches.

Couteau cathare Montségur profil genévrier acier 12c27

Couteau cathare Montségur profil genévrier acier 12c27- 70,00 €

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Couteau cathare Montségur profil corne marbrée acier 12c27

Couteau cathare Montségur profil corne marbrée acier 12c27 - 80,00 €

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Prochainement, sera proposée une version avec la croix occitane gravée sur la lame. Le Montségur existe également customisé avec une lame damas.

La coutellerie d’art fabrique également des couteaux à la capucine de forme contemporaine, des couteaux néo-régionaux d’Ariège comme : le Plantaurel, l’Epervier, le Cabos ou encore le Petit-gros. Ces modèles sont tous décrits dans l’ouvrage « Couteaux pliants de nos provinces » de Christophe Lauduique, collectionneur de couteaux régionaux, aujourd’hui coutelier dans le Pays Basque. Des modèles prestige sont fabriqués par le coutelier avec une lame en acier feuilleté : vous pouvez commander et personnaliser votre couteau capucin lame damas carbone ou inox suivant le motif proposé.

L'histoire du capucin

Son histoire remonte au XVIII° siècle, ce modèle est cité dans l'ouvrage « L'art du coutelier en ouvrage commun ».  Ecrit en 1772 par Fougeroux de Bondaroy, sont décrits les premiers couteaux pliants, des capucins à deux clous. Autrefois, dans les Pyrénées Ariègeoises, les bergers et paysans se procuraient des lames sur les marchés des villages. Des marchands ambulants vendaient des couteaux montés mais aussi des lames en acier au carbone de vieux stocks inutilisés. Principalement en forme de feuille de sauge avec un trou d'articulation et un talon servant de butée. Les paysans se confectionnaient le manche principalement en corne de vache, de bélier, mais aussi en buis, bois de pays très dur. Le manche en bélier était réalisé à partir d'une plaque qui était chauffée puis redressée. Ensuite la corne était repliée et soudée à chaud sur le dos, une fente réalisée à la scie permettant de loger la lame. Souvent, sa terminaison en forme de capuchon de moine était renforcée par un rivet maté. Dans la vallée de l'Hers, quelques manufactures de peignes en corne confectionnaient occasionnellement quelques manches en pointe de cornes de vaches pour la fabrication du couteau capucin de corne blonde.

Avant la dernière guerre, le couteau capucin se retrouvait sur toute la chaine des Pyrénées sous la forme du couteau de berger mais aussi en Roussillon (ex. « le Montpellier » avec un manche droit et une lame tronquée).  Les régions voisines avaient elles aussi des formes particulières en fonction de l'activité agricole, paysanne ou ouvrière. On trouvait aussi des couteaux piémontais, une variante du capucin. Bon nombre de couteaux étaient fabriqués par des manufactures de Saint-Etienne et Thiers, la capitale du couteau. Les marques le plus répandues étaient : G Issard garanti, Rossignol, Cognet, Vauzy, Tary-Lavigne, Cazaux, Colas (médaille d'argent). Dans la région, on trouvait plus particulièrement les marques : Besset 31 sur Saint Gaudens, Grat sur Foix (Ariège) et Amiel sur Pamiers. Aujourd'hui, en Ariège, dans le village de La Bastide sur l'Hers, le coutelier d'art Jean-Paul Tisseyre propose plusieurs modèles du capucin.

Mécanisme à deux clous

Le montage traditionnel des capucins à deux clous est le plus vieux et simple des mécanismes, le plus ancien couteau pliant que l'homme a réalisé. Les américains l'appellent « The primitive knife ». Le premier clou sert d'axe de rotation et de serrage de la lame. Des rosettes spécifiques creuses en laiton évitent l'éclatement de la matière du manche en corne ou bois de pays au sertissage de l'axe. Le second clou sert de butée en position lame ouverte. Il arrive souvent qu'avec le temps, l'usure de la lame prenne un peu de jeu latéral, pas de panique, un léger coup de marteau sur le rivet pour régler la friction et le couteau retrouve toute son efficacité.
Le montage à deux clous nécessite un éventuel ré-ajustage. J'ai donc  travaillé sur la sécurité de ces couteaux et inventé deux systèmes brevetés :

  • le premier est un mécanisme à cran d'arrêt totalement intégré dans le talon de la lame, il est proposé exclusivement pour les couteaux capucins custom.
  • le second, un système à ressort maintien de lame qui sécurise le couteau en position lame ouverte et fermée. Ce système est proposé en option sur chacun des couteaux de poche.

Plusieurs modèles de capucin ou couteau à deux clous sont proposés par la coutellerie Jean-Paul Tisseyre.

Les différentes matières pour les manches

Essentiellement vendu dans les Pyrénées, ce couteau traditionnel des bergers et paysans est réalisé avec :

  • la corne des élevages locaux : corne blonde, corne noire, corne jaspée blonde et brune, corne marbrée (corne de bélier, bœuf, buffle, zébu, bouc). Un couteau capucin plein manche utilitaire est parfait avec un manche en pointe de corne, matière noble, fibreuse, dense et solide, qui ne craint pas l'eau, même tiède.
    En photo, un capucin artisanal avec manche en corne blonde
  • les bois de pays : buis (bois très dur jaune brillant), noyer et ronce de noyer (légèrement moins dense que le chêne, mais au grain fin et serré, le noyer se sculpte très bien), genévrier (ou bois de cade, arbuste au bois clair et odorant), olivier (bois dur de couleur chamois). Le bois est plus chaleureux au toucher, se patine à l'usage, mais est légèrement plus fragile ; il peut être stabilisé par imprégnation de résine, procédé qui le rend plus stable et solide.

 

Entretien

  • Manche en corne : le manche est réalisé en pointe de corne de bélier, chaque couteau sera différent et unique, si la corne perd son aspect brillant, huiler le manche pour le nourrir. Il peut arriver qu'avec le temps, en séchant, un ré-ajustage du sertissage du rivet soit nécessaire.
  • Manche en bois : Le manche monobloc en bois est un matériau naturel et vivant, afin de préserver la souplesse du bois, huiler le manche de temps en temps pour le nourrir. Il peut arriver qu'avec le temps, en séchant, un ré-ajustage du sertissage du rivet soit nécessaire.
  • Lame en acier inox : la lame en acier inoxydable 12c27 avec trempe cryogénique ne nécessite pas d'entretien particulier, il est toutefois conseillé de ne pas passer sous l'eau, un couteau pliant s'essuie avant de le ranger.
  • Lame en acier carbone : la lame en acier traditionnel au carbone xc75, excellente qualité de coupe, facile à affûter, idéal pour un usage quotidien, se grisant au fil du temps nécessite d'essuyer la lame après chaque utilisation, évitez de la passer sous l'eau, huiler éventuellement.
  • Sécurité : Mécanisme à ressort maintien de lame breveté, une innovation sur les couteaux capucins traditionnels, un ressort plat inséré dans le talon de la lame maintien celle-ci aux deux positions extrêmes ouverte et fermée. Ce système est étudié afin de sécuriser le couteau fermé dans votre poche, il évite une ouverture intempestive et dangereuse de la lame.
  • Affûtage : il est préférable d'affûter régulièrement son couteau, même s'il coupe encore, un passage rapide sur une pierre naturelle redonnera à votre couteau un tranchant optimal.

Le seul couteau pliant de poche autorisé à porter aussi bien à la ville qu’à la campagne

Pourquoi encore aujourd'hui ce vieux couteau capucin est toujours là et de plus en plus rependu ! L’on pourrait penser que, comme un couteau à deux clous est simple à fabriquer par les fabricants de couteaux, il est peu onéreux. C’est vrai, mais avec la concurrence mondiale dans ce secteur d’activité, les couteaux d’importation même plus techniques sont bien moins chers. Autre hypothèse, il y a davantage de berger et paysans : hélas, non, les exploitations agricoles dans les Pyrénées  ne sont pas très nombreuses.

Mais alors ! Quel intérêt pour notre capucin ? C’est un couteau sans blocage de lame, donc considéré par les tribunaux comme un outil et non une arme blanche. Vous pouvez  le porter à la poche sans crainte (sauf cas particuliers, stade, cinéma, aéroport…). La législation sur le port du couteau est un peu floue à ce sujet mais les jugements des tribunaux font jurisprudence.